ETRE RAPPELÉ

Comment la Mission Locale de Dreux répond aux besoins des jeunes sans emploi ?

L’une des clés de la Mission Locale à Dreux est le concours étroit avec les chefs d’entreprise de l’arrondissement. « Sans eux, notre jeunesse ne peut pas être autonome », selon sa directrice, Mina Daoudi.

Ça roule ! L’absence de mobilité est parfois un obstacle pour trouver un job. « C’est même un frein majeur, notamment pour les jeunes des zones rurales qui n’ont ni permis ni voiture », reconnaît jeudi Mina Daoudi. Dans ce contexte, la directrice de la Mission Locale a mis en place un dispositif innovant : proposer une voiture aux jeunes ayant un contrat d’embauche (CDD ou CDI) ou une formation. Le bénéficiaire n’a rien à payer, le véhicule étant financé par des mécènes. « C’est une action unique en France. Nous disposons déjà de huit voitures dont des modèles électriques accessibles sans permis. Le prêt a une durée de 3 mois. Après, le jeune a la possibilité de passer son permis avec notamment une formation gratuite au Code de la route. »

« Un lien fort avec les entreprises »

Ce service devrait se développer dans les mois à venir avec l’acquisition de nouveaux véhicules, portant le parc à une dizaine de voitures. Ce coup de pouce est une illustration, « un symbole fort », des liens étroits existant entre la Mission locale et le monde économique local.  « Ce sont des acteurs majeurs de nos actions au sens large. C’est-à-dire que cela va au-delà du recrutement puisque nous bénéficions d’actes de mécénat. Sans chefs d’entreprise, il n’y a pas d’autonomie de notre jeunesse. Pour les remercier, nous les avions invités lors d’une rencontre de recrutement en septembre. 350 partenaires économiques étaient là ! »

« ll y a du boulot dans la région, mais aussi un panel de formation (transport, vente, logistique, soins, administratif,…) assez exceptionnel proposées avec le concours étroit de nos partenaires institutionnels, France Travail, La Région,… Et la plupart des formations mènent à une embauche. Mais il y a une chose que l’on ne fera pas à la place du jeune, c’est avoir l’envie de s’en sortir ! »
Mina Daoudi (Directrice de la Mission locale de Dreux.)

Ciblant les 16-25 ans dans l’ensemble de l’arrondissement (114 communes), la Mission Locale rappelle combien les opportunités d’insertion existent dans le Drouais malgré une conjoncture difficile et un taux de chômage non négligeable (20,7 % pour les 15-64 ans et 7 % pour les 16-25, selon les chiffres de l’Insee de janvier 2025). « Aujourd’hui, on a des offres non qualifiées. Ce n’est pas une difficulté, car 70 % de notre public n’a pas de diplôme. Il y a du boulot dans la région, mais aussi un panel de formation (transport, vente, logistique, soins, administratif,…) assez exceptionnel, proposées avec le concours étroit de nos partenaires institutionnels, France Travail, La Région,… Et la plupart des formations mènent à une embauche. Mais il y a une chose que l’on ne fera pas à la place du jeune, c’est avoir l’envie de s’en sortir ! »

La Mission Locale a enregistré la signature de 2.000 contrats d’embauche (dont 50 % d’une durée de plus de 6 mois) en 2024. Quant à ses jobs dating, une fois toutes les six semaines, ils enregistrent une affluence, tant au niveau des exposants (chefs d’entreprise) que des visiteurs.

Priorité à « la posture professionnelle »

Mina Daoudi insiste : « Avant les compétences requises, la posture professionnelle est primordiale. Il s’agit du savoir être avec diverses règles comme arrivée à l’heure au boulot, dire bonjour à ses collègues,… »

La Mission Locale reste le partenaire incontournable lors de l’implantation ou de l’extension d’une entreprise. L’ouverture prochaine de la nouvelle usine des thés Dammann offre des perspectives d’embauche, tout comme d’autres sociétés ayant choisi le territoire drouais. « On est prêts à répondre à leurs attentes. On est dans les starting-blocks ! »